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 Stockage Informatique posté par Mumulafrite le 24 avril 2005
Description: tout sur le fonctionnement de vos périphériques de stockages: Fonctionnement : CD-ROM, DVD, etc.
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Sommaire

1 - Introduction
2 - Généralités sur les unités de stockage

3 - Disque dur : principe et fonctionnement
4 - La famille CD : CD, CD-ROM, DVD …
5 - Pour approfondir (mise à jour du 20/09/2002)

 

Quoi de plus merveilleux que les disquettes qui étaient à l’époque un format de stockage et de transport révolutionnaire, ou de nos jours les CD-ROM, les DVD et les futurs Blu-Ray DISC ! Sur ces simples supports optiques il est possible de graver des milliers de fichiers, de stocker images, sons et autres animations ! Mais comment sont constitués ces unités de stockage ? Comment fonctionne un disque-dur ?

Au travers de ce dossier, qui ne se veut pas exhaustif, nous tâcherons de répondre à ces questions à l’aide de schémas et d’explications simples et accessibles à tous !


1 - Généralités sur les unités de stockage

Un micro-ordinateur possède deux types principaux de stockage. Sa mémoire vive (RAM) est utilisée comme unité de stockage temporaire par le microprocesseur, qui s’en sert pour les programmes, le travail en cours et différentes informations internes de contrôle des tâches. Les lecteurs de disques et autres supports externes permettent de conserver l’information de manière plus permanente. À ces unités de stockage s’ajoutent d’autres types de support comme la mémoire morte (ROM) de l’ordinateur qui représente un support permanent et non effaçable.


Caractéritique fondamentale : le temps d’accès

Le temps d’accès d’une unité de stockage correspond au temps que met l’unité pour répondre à une requête de lecture ou d’écriture. Ce temps, généralement mesuré en millisecondes (ms), couvre l’intervalle entre le moment où est émise la requête de lecture ou d’écriture et le moment où est reçue l’information signalant le succès ou l’échec de la requête. Durant cet intervalle de temps, l’unité de disque déplace le bras d’accès à l’endroit approprié de la surface du disque, positionne la tête de lecture/écriture et attend que les secteurs concernés se présentent sous la tête pour effectuer l’opération. Le temps d’accès est souvent donné comme indicateur de la vitesse du disque : un temps d’accès inférieur à 30 ms est considéré comme rapide; un temps supérieur à 60 ms est considéré comme lent.


L'avenir des unités de sctokage

Le stockage des données représente quelque chose de vitale pour l’industrie informatique : stocker toujours plus d’informations sur des supports toujours plus puissants et toujours plus fiables !

Nous avons atteint des sphères élevées au niveau des technologies développées pour les ordinateurs domestiques. Le temps est maintenant à la miniaturisation et à l’amélioration de la fiabilité ! Et les unités de stockage n’échappent pas à cette nouvelle règle d’or ! IBM propose des disques durs de plus en plus petits avec des capacités époustouflantes !

En 1999 IBM annonça qu'il débutait la vente d'un mini-disque dur de 340 Mo, destiné aux caméras digitales, aux PC de poche et aux baladeurs. De la taille d'une grosse pièce de monnaie et pesant moins lourd qu'une pile AA, ce nouveau disque dur peut stocker : 1 000 photos numériques compressées, 6 heures de son d'une qualité proche du CD !

Une nouvelle technologie de Big Blue permet d'enregistrer 75 % d'informations supplémentaires par pouce carré. Avec sa capacité de stockage de 73,4 milliards d'octets et une vitesse de transfert de données inégalée, le disque dur Ultrastar 72ZX d'IBM bat tous les records. Le record, en tant que tel, concerne la densité du nouveau support : 35,3 milliards de bits par pouce carré ; la même équipe d'IBM, il y a cinq mois, atteignait seulement 20 milliards de bits par pouce carré.

Quant au DVD-ROM il sera bientôt supplanté (déjà ?) par le Blu-Ray DISC !

Les longueurs d'onde des lasers rouges et infrarouges utilisés aujourd'hui limitent la réduction de la taille des creux sur les disques. Le laser bleu a une longueur d'onde plus courte qui pourrait lire et écrire de plus petits creux, et permettre ainsi la fabrication de DVD de nouvelle génération d'une capacité d'au moins 20 Go. Il devrait mesurer 12 cm de diamètre, soit la même taille qu'un DVD. Mais le Blu-Ray multipliera par cinq la capacité de stockage.

2- Disque dur : principe et fonctionnement

Le disque dur d’un ordinateur se compose d’un ensemble de plateaux circulaires coaxiaux, recouverts d’une couche de matériau magnétique qui permet l’enregistrement de données. Un disque dur ordinaire comporte un à huit plateaux tournant à plusieurs milliers de tours par minutes, ses têtes de lecture/écriture se déplaçant à la surface des plateaux sur un coussin d’air d’épaisseur comprise entre 0,2 et 0,5 µ. Les plateaux et le mécanisme de lecture sont enfermés dans une coque étanche qui les isole de la poussière ambiante, car la moindre petite particule peut venir détériorer l'état de surface du disque.

Les phases de lecture et écriture

Un ordinateur fonctionne de manière binaire, il faut donc stocker les données sous forme de 0 et de 1. Les têtes de lecture/écriture sont dites "inductives" : elles sont capables de générer un champ magnétique qui soit positif ou négatif permet de polariser la surface du disque en une très petite zone, ce qui se traduira lors du passage en lecture par des changements de polarité induisant un courant dans la tête qui sera ensuite transformer par un convertisseur analogique numérique (CAN) en 0 et en 1 compréhensibles par l'ordinateur.

Les têtes commencent à inscrire des données à la périphérie du disque (piste 0), puis avancent vers le centre. Les données sont organisées en cercles concentriques appelés pistes.


On appelle cylindre l'ensemble des données situées sur une même pistes et sur des plateaux différents : la figure géométrique formée représente un cylindre.

On appelle cluster la zone minimale que peut occuper un fichier sur le disque. En effet le système d'exploitation exploite des blocs qui sont en fait plusieurs secteurs (entre 1 et 16 secteurs).


Le mode 32 bits

Le mode 32 bits (par opposition au mode 16 bits) est caractérisé par un transfert des données sur 32 bits. En mode 16 bits, le transfert des données s’effectue sur 16 bits.

Le gain de performance relatif au passage du mode 16 bits au mode 32 bits (pour les disques durs) est généralement insignifiant. Quoi qu'il en soit il n'est la plupart du temps plus possible de choisir le mode, car la carte-mère détermine seule le type de mode à adopter en fonction du type de disque dur branché sur l'interface E-IDE.

La détermination automatique du mode 32 bits peut toutefois ralentir les lecteurs de CD-ROM IDE dont la vitesse est supérieure à 24x lorsqu'ils sont seuls sur une nappe IDE. En effet, dans le cas où le lecteur de CD-ROM est seul sur le port, le BIOS peut ne pas détecter sa compatibilité avec le mode 32 bits (puisqu'il cherche un disque dur) auquel cas il passe en mode 16 bits. Le taux de transfert est alors en dessous du taux de transfert annoncé par le constructeur d'où une grande déception de son possesseur...

Heureusement, il existe une solution: brancher sur la même nappe que le lecteur de CD-ROM un disque dur supportant le mode 32 bits, ce qui aura pour effet d'activer le mode .


Caractéristiques des disques

  • Le taux de transfert est la quantité de données qui peuvent être lues ou écrites sur le disque en un temps donné. Il s'exprime aujourd'hui en Méga-Octets par seconde.
  • Le temps de latence (aussi appelé délai rotationnel) représente le temps entre lequel le disque a trouvé la piste et où il trouve les données.
  • Le temps d'accès est le temps que met la tête pour aller d'une piste à la piste suivante (elle doit être la plus petite possible).


3 - La famille CD : CD, CD-ROM, DVD …

CD, CD-ROM et DVD

Le disque compact, mis au point en 1979 par les firmes Philips et Sony, possède plusieurs applications : le disque compact classique, appelé également Compact Disc ou en abrégé CD, le CD-ROM, le CD-I et le DVD.

  • CD : un Compact Disc est un disque de 12 cm de diamètre et de 1 mm d’épaisseur, constitué de matière plastique rigide et recouvert d’une couche métallique sur une de ses faces. Ce type de disque est capable de stocker jusqu’à 78 min d’enregistrement sonore sous forme numérique. À l’aide d’un puissant laser, la séquence binaire est en effet gravée sur le métal le long de pistes concentriques, sous forme d’alvéoles de longueur variable, profondes de 0,83 µ et espacées de 1,6 µ. Durant la lecture du CD, un laser de faible puissance parcourt ces pistes, se réfléchissant de diverses manières au passage des niches. Ces variations sont alors détectées par une cellule photoélectrique, la séquence binaire étant ainsi lue, puis transformée en sons à l’aide d’un convertisseur numérique-analogique.
  • CD-ROM : le CD-ROM permet de stocker actuellement diverses données jusqu’à des capacités de 700 Mo. Les normes ne sont pas comme pour les DVD éparses mais uniformisées : un CD-R correspond à un CD-ROM inscriptible, et un CD-RW à un CD-ROM réinscriptible.

  • DVD : depuis le début de l’année 1997 est commercialisé un nouveau support optique, le DVD (Digital Versatile Disc), disque qui présente le même aspect extérieur qu’un CD audio, mais dont la capacité est multipliée. Grâce à l’utilisation d’un laser de longueur d’onde plus courte, la gravure est en effet plus fine, la dimension des alvéoles étant ainsi réduite à 0,4 µ et leur écartement à 0,74 µ.

Les technologies de lecture

CD-ROM : c'est une cellule photoélectrique qui permet de capter le rayon réfléchi, grâce à un miroir semi-réflechissant. Au passage sur le CD le rayon laser se réfléchit sur les différentes alvéoles avec des variations du signal qui grâce à la cellule photoélectroque permettent sa traduction en système binaire.

DVD-ROM : les DVD existent en version "double couche" et sont constitués d'une couche transparente à base d'or et d'une couche réflexive à base d'argent. La lecture des deux zones est possible grâce à des intensités variables du laser : avec une intensité faible le rayon se réflechit sur la surface dorée - lorsqu'on augmente cette intensité le rayon traverse la première couche et se réfléchit sur la surface argentée.

4. Pour approfondir

Stocker toujours plus d’informations : ce défi est une des clefs de l’informatique. Or, des chercheurs du Laboratoire de photonique et de nanostructures (LPN, CNRS) et de l'Université de Cambridge viennent d’inventer une méthode qui ouvre des possibilités de stockage cent fois supérieures aux possibilités actuelles. Son secret ? Abandonner la classique approche des grains magnétiques et la remplacer par des couches de structures cristallines modifiées.

Le stockage magnétique à ultra haute densité s’obtient actuellement en utilisant une couche continue des grains ferromagnétiques dont l’état magnétique sert de support à l’information stockée. Il faut environ mille de ces minuscules aimants pour enregistrer une information. L’augmentation de la densité de stockage passe donc par une diminution de la taille de grains. Malheureusement, les limites de cette approche sont presque atteintes. En effet, la taille minimale des bits contenant les grains magnétiques se situe aux alentours de 100 nm. En deçà, les perturbations thermiques sont trop fortes pour que les informations puissent être conservées de manière stable.


© Croissance par épitaxie sélective des nanostructures Cu/Ni/Cu/Co.

Une solution est de graver une couche magnétique pour former des « cases » isolés. En collaboration avec des chercheurs de l’Université de Cambridge, l’équipe du Laboratoire de photonique et de nanostructures (LPN) a donc cherché une méthode originale, non plus fondée sur un support discret (des cases séparées) mais continu, des couches métalliques très sensibles au magnétisme. L’idée consiste à changer les propriétés magnétiques du matériau utilisé en modifiant chimiquement son état de surface. Sur une base classique semi-conductrice de GaAs (arséniure de gallium), les chercheurs ont donc déposé une couche mince de nickel, d’un nanomètre d’épaisseur, dans certains endroits prédéfinis par lithographie.

Jusque-là rien que de très classique. L’originalité arrive avec le dépôt, sur l’ensemble du substrat, de multicouches de nickel, recouvertes de quelques dizaines de nanomètres de multicouches de cuivre et de cobalt. Ce millefeuille nanoscopique est obtenu par épitaxie par jets moléculaires, une technique de dépôt de matériau qui permet de réaliser des couches très minces avec une excellente qualité de surface. Cette méthode est d’ailleurs utilisée pour fabriquer des diodes lasers et des structures quantiques.

Le substrat ainsi préparé présente une structure polycristalline partout où se trouve le nickel de la première couche (celle d’un nanomètre d’épaisseur) et une structure cristalline partout ailleurs. Or, dans les zones polycristallines, la magnétisation est parallèle à la surface, et dans les zones cristallines, elle lui est perpendiculaire. Cette anisotropie magnétique est un excellent moyen de stockage. Les zones « perpendiculaires » sont plus appropriées pour enregistrer de l’information : elles sont plus stables car l’aimantation perpendiculaire occupe moins de place. Le stockage est cependant partout possible, selon les conditions d’enregistrement.

Autre avantage, la surface de stockage est parfaitement plate et lisse, sans les aspérités que présentaient les surfaces gravées. En outre, cette magnétisation modifiée est tout à fait adéquate pour faire de l’électronique de spin. Enfin, en terme de stockage de haute densité, même si les expériences n’en sont qu’à leurs balbutiements, cette nouvelle technique ouvre de vraies perspectives : là où aujourd’hui les supports les plus denses acceptent environ 10 gigabits (109) par pouce carré, la méthode du Cambridge-LPN devrait offrir une résolution proche du térabit (1012) par pouce carré, soit 100 fois mieux.

Source texte et Source Images

 

 
 
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